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Comment Domont fait son jardinage "bio"

Parc des coquelicots
Parc des coquelicots

L’écologie est tendance, c’est vrai. Mais Domont n’a pas attendu que ce soit à la mode pour travailler sur un fleurissement pensé pour respecter l’environnement.

Naturaliser les bulbes...

Finie l’époque où l’on considérait que les bulbes une fois fleuris, ne seraient pas beaux l’année suivante. Les bulbes naturalisés restent en place principalement sur pelouse. Les bulbes massifs sont récupérés et replantés sur pelouse. Cela n’empêche pas le service espaces verts d’en acquérir chaque année de nouveaux, réutiliser ceux des années précédentes permet d’en grossir le nombre et donc de fleurir davantage de petites allées et impasses. Pour avoir de belles fleurs d’une année sur l’autre - et ce petit conseil intéressera aussi les particuliers - il faut... du temps ! Laisser à la fleur le temps de faner et aux feuilles celui de jaunir et de sécher. Ainsi, toute la sève est récupéré par le bulbe qui donnera de belles fleurs au printemps suivant. A noter que cette méthode fonctionne surtout sur les espèces simples et rustiques. Reste ensuite aux jardiniers de la ville à récupérer les bulbes et à les faire sécher sur des clayettes.Petit coup de chapeau, d’ailleurs aux agents des espaces verts qui ont eu l’idée ingénieuse de créer un outil dédié spécifiquement à cet usage : une sorte de plantoir composé d’un manche en métal de 1,20 m, avec, à 30 cm du sol, un marche-pied. L’outil se termine par une sorte d’embout en forme d’obus, qui permet de faire un trou dans la terre aux dimensions et à la profondeur idéale pour glisser le bulbe.

Enrichir l’écosystème des pelouses...

Au parc des Coquelicots les pelouses ne sont pas tondues mais fauchées, ainsi que les accotements de voie de circulation. Objectif : permettre aux graminées de monter en graines et enrichir au maximum l’écosystème. Une pelouse tondue comme sur un green de golf, c’est joli, certes. Mais ça prive de nourriture nombre d’insectes et d’oiseaux qui doivent aller voir plus loin si l’herbe est - une fois n’est pas coutume - moins verte. Mais plus riche !

Labelliser la maison de l’enfance...

Les jardins de la maison de l’enfance ont été labéllisés par la Ligue Protectrice des Oiseaux, grâce à l’utilisation par la création et l’entretien de ces espaces avec une réduction au maximum des intrants. Il n’y a donc pas de désherbant, ni d’engrais, facilitant ainsi la nidification des oiseaux.

Economiser l’eau...

La ville a mis au point un plan pluriannuel d’arrosage intégré. Les 9 plus gros massifs de la ville en sont équipés. Objectifs : déclencher l’arrosage automatique aux heures les plus fraîches, donc la nuit, ce qui permet en plus de bénéficier des tarifications "heures creuses". Pourquoi arroser aux heures les moins chaudes? Simplement pour éviter toute déperdition d’eau par évaporation quand il fait très chaud, mais aussi parce que l’arrosage sur le feuillage en plein soleil peut provoquer des brûlures sur les plantes. Et bien sûr, qui dit arrosage automatique ne dit pas "arrosage systématique": en cas de pluie, les massifs ne sont évidemment pas arrosés, sauf si elles accompagnent un massif fleuri, dans le souci de ne pas gaspiller d’eau. Les pelouses sont donc peut-être parfois un peu moins grasses et un peu moins vertes, mais plus écologiques et économiques.

Attirer abeilles et papillons...
En 2007, un semi de fleurs mélifères a été installé au parc des Coquelicots : ces plantes produisent un suc qui attire les insectes, notamment les papillons et même les abeilles puisqu’elles l’utilisent pour faire leur miel.

Piéger les pucerons naturellement...

Plutôt qu’essayer d’éradiquer les pucerons à l’aide de produits chimiques, des capucines seront plantées pour les massifs de l’été à différents endroits-test de la ville. En plus d’une floraison abondante qui oscille du jaune à l’orange, et d’un joli feuillage, cette espèce à l’avantage d’attirer les pucerons, et donc d’épargner les plantes de nos massifs. Un procédé 100% écolo !

Eradiquer les procédés chimiques
Les jardiniers municipaux doivent signaler tout recours à un traitement chimique en remplissant un bordereau détaillé. Nature du traitement, cause, quantité utilisée, composés actifs sont scrupuleusement notés et permettent d’évaluer les quantités utilisés chaque année. Objectif : en utiliser de moins en moins, jusqu’à l’abandon total.


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